Les dames de la Cantine

Cowork girls... Femmes, technologies, innovation, créativité

Le cabinet McKinsey a étudié les bienfaits de la parité. Dans une étude (téléchargement en pdf) prétend - statistiques à l’appui - que les entreprises européennes comptant une grande proportion de femmes dans leurs comités de direction, sont aussi celles qui sont financièrement les plus performantes : meilleure rentabilité des fonds propres, meilleurs résultats opérationnels, meilleure croissance du cours de la bourse. Et si la crise faisait changer les mentalités. On peut rêver.

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Christel Commentaire par Christel le 23 Octobre 2008 à 12 08
voir aussi article Annie Kahn ci-dessous dans Le Monde du 16 Octobre ( qui comportait aussi le Cahier Special "Women's Forum" ) .... meme si je "disagree" sur l'explication fournie par Monsieur Ferrary evoquant "les stratégies plus prudentes-conservatrices des femmes".... Me semble qu'il y aurait toute une etude a faire sur les strategies de "Prise de risque" ... les femmes ( meme Managers) en prennent !!!! mais peut-etre de facon differente des hommes ?... ( plus "reflechies" ?... plus "muries" ?... plus "consolidees" ?..bref moins sensibles a l'esprit de "caserne" ???...sourire)

Les femmes, antidote à la crise boursière, par Annie Kahn

LE MONDE | 15.10.08 | 14h44

Plus une entreprise compte de femmes - et de femmes cadres en particulier - dans ses effectifs, moins son cours de Bourse a baissé depuis le début de l'année. Ce qui pourrait sembler être une élucubration féministe est, en fait, le résultat d'une étude de Michel Ferrary, professeur en gestion de ressources humaines à la Business School du Ceram (Ecole supérieure de commerce à Nice-Sophia Antipolis).

Avec ses élèves, il a dépouillé les bilans sociaux de quarante grandes entreprises françaises, celles du CAC 40 qui indiquent le pourcentage de femmes parmi leurs salariés d'une part, et parmi leur population cadres, d'autre part. Soit 35 entreprises. Plus quatre grandes firmes qui publient ces données, mais ne font pas partie du CAC. "Ces taux ont été croisés par une analyse de corrélation et de régression avec l'évolution du cours de Bourse des actions de ces entreprises entre le 1er janvier et le 10 octobre. Les deux types de tests se révèlent significatifs : celles qui ont un fort taux de féminisation résistent mieux aux tourmentes des marchés boursiers", conclut M. Ferrary.

Ainsi, Alcatel Lucent, qui, malgré le passage de l'Américaine Pat Russo comme PDG, a le plus bas taux de féminisation (8,68 %), a aussi vu son cours de Bourse s'effondrer. Tandis que LVMH, qui a l'encadrement le plus féminisé (55 %) a vu le sien progresser de 9,32 % durant la période.

Certes, on dira que le secteur joue, que celui du luxe a peut-être moins souffert que d'autres, qu'en outre LVMH est la proie de rumeurs propices à une hausse de son cours...

Mais le constat reste vrai au sein d'un même secteur. Celui de la banque, en particulier. BNP Paribas, qui a le mieux résisté au krach, depuis le début de l'année, a le taux de féminisation de son encadrement le plus important des banques françaises. Inversement, le Crédit agricole, dont le cours a chuté de 50,41 % sur la période, a le taux de femmes cadres le plus faible.

Pour M. Ferrary, la différence de comportement des femmes managers expliquerait ce phénomène. Il n'est pas le seul à le penser. Une étude Ipsos, menée les 10 et 11 octobre, pour le Women's Forum, indique que 57 % des Français estiment que les femmes qui dirigent des entreprises ont une manière différente de gérer les risques économiques (un avis partagé par 60 % des femmes).

"Le style de management des femmes diffère de celui des hommes, notamment en matière de prise de risque", analyse M. Ferrary. "Les femmes tendraient à prendre des décisions moins risquées. Lors d'un krach, les marchés financiers récompenseraient implicitement les stratégies plus prudentes-conservatrices des femmes et sanctionneraient les stratégies plus audacieuses-dangereuses des hommes", ajoute-t-il.

L'Islande a compris la leçon. Elle a nommé deux femmes pour diriger les deux banques que le gouvernement vient de créer pour sauver le pays de la faillite. "C'est typique. Les hommes mettent le "bazar" et les femmes arrivent pour tout remettre en ordre", a expliqué un banquier au très sérieux Financial Times, qui publie ces propos dans son édition du 14 octobre.



Annie Kahn

Article paru dans l'édition du 16.10.08

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